Portishead

Portishead
Etrange formation que celle de Portishead. Née au début des années 90 de la rencontre de quelques âmes perdues, Portishead est avant tout le groupe de Geoff Barrow et Beth Gibbons. Soit la rencontre d'un jeune homme introverti, à l'adolescence difficile et d'une jeune femme timide et un peu gauche, issue d'une famille d'agriculteurs d'Exocet.
C'est donc à Portishead, ce petit port sans éclat situé près de Bristol que naquit un groupe sans grande ambitions. Geoff raconte dans de nombreux interviews que c'est suite à une réunion sur l'emploi que la rencontre décisive eu lieu, en 1991.























Les Membres du groupes


Geoff Barrow : un musicien atypique

Geoff Barrow, pilier central du groupe, s'est d'abord initié à la batterie, instrument qu'il joua dans quelques petits groupes rock de Bristol, puis découvrit le mix et le scratch. C'est Andy Smith, Dj de Bristol, qui l'initia à la culture hip-hop, lors d'une réunion à la MJC locale (!). De cette culture métissée, mélange de hip-hop, de soul et de rock, Geoff en tira des beats tendus et vicieux mais aussi des mélodies magnifiques. Ses vraies armes, il se les fit au studio Coach House de Bristol, où il fut assistant, notamment lors de l'enregistrement du faramineux Blue Lines de Massive Attack.


Beth Gibbons : Une voix fragile

De Beth Gibbons, on ne sait pas grand chose, tout au plus que Portishead est sa première réelle expérience de chanteuse dans un groupe. Autodidacte, elle apprit notamment le chant dans le pubs de Bristol. Dès le début, Geoff Barrow est enchanté par la voix de Beth, et il comprennent rapidement qu'ils ont les mêmes idées musicales.


Sucess Story

Rejoints par Adrian Utley, un guitariste de jazz, puis par un ingénieur du son, Dave McDonald et après avoir sorti un petit film pour lequel il a écrit la bande son, ils signent un contrat avec le label Go ! Discs en 1993. Un premier album, Dummy, sort en 1994. Le public et la critique s'accordent dès sa parution pour le saluer comme un disque essentiel. Les single « Sour Times » et le très célèbre « Glory Box » connuent un succès énorme, aussi bien en Angleterre qu'au Etats-Unis et Dummy est élu meilleur album de l'année par la presse rock anglaise. Enfin les membres de Portishead recoivent le très envié Mercury Music Prize en septembre 1995 devant Oasis, Blur, ou encore PJ Harvey.

Un succès difficile à gérer

Ce succès énorme et surtout inattendu, de l'avis même du groupe, n'aura pas que des conséquences positives. En effet, le sentiment d'avoir tout accompli, d'avoir tout donné pour ce premier album sera trop pesant pour Geoff Barrow. Tête pensante du groupe, il en deviendra la bête noire, travaillant des journées entières sur des morceaux qu'il abandonnera aussitôt, refusant de croire qu'il pouvait a nouveau réussir l'exploit de Dummy.
Après une longue période de doute, il finit par foncer, ne se préoccupant plus des attentes du public, mais de ce qu'il aime vraiment dans sa musique. Voilà ce qui explique les trois ans qui séparent le parution de Dummy de celle de Portishead, nouvel opus éponyme : "Portishead" sorti en 1997, cet album est plus sombre et profond. Le single All mine qui en a été tiré eut moins de succès que les précédents. Un album live, principalement enregistré à Roseland à New York avec un orchestre de 35 musiciens, est sorti en 1998 et permet de voir que le groupe prend toute sa dimension sur scène.
Nous sommes en 1998 et Beth Gibbons décide alors de prendre un peu l'air... Elle publie Out Of Season en 2002, en duo avec Rustin Man, pseudonyme de Paul Webb ancien bassiste du groupe Talk Talk.

Début 2005 le groue anoncai que'il n'était pas séparé et qu'un 3eme album était près, affaire sans suite........









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# Posté le samedi 27 mai 2006 05:07

Modifié le mardi 20 juin 2006 06:40

Portishead : Glory Box

Portishead : Glory Box
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Le titre

En écoutant Glory Box, une sourde léthargie nous envahit, initiée par des tempos sous Tranxène à nuls autres pareils. Ici, on est loin de l'hystérie des breakbeats poussifs. Mystérieuse et fascinante, l'ambiance un chouilla dépressive de cette chanson est l'écrin parfait pour la voix tristement alanguie de Beth Gibbons portée par la pertinence des samples de Geoff Barlow. D'une rare sensualité, Glory box ne doit pas uniquement être l'apanage des âmes solitaires... J'ai adoré l'ambiance Jazz qui se dégagai du morceaux et al foi des sentiments assez étrange qui s'y mélai a cause des guitares ou d'autre bruit un peu plus "trip-hopiens"



Le clip (réalisé par Alexander Hemming)

Ambiance Des années 1940- 1950, un homme au chapeau melon, une canne, et 2 femme autour de lui, il leur sert du champagne, 10 secondes plu tard on vois une autre scene, une femme assez masculine d'apparence et assez fatigué boi de la vodka directement au goulot de la bouteille et regarde sa télé (noir et blanc) qu'elle vois trouble, elle enfile ses lunettes et vois Beth Gibbons en train de chanté glory box, dans un look très années 40(très classes : robe de soirée). Ensuite on retrouve les 3 personnes de départ l'homme et une des femme (qui a l'air d'etre sa secrétaire) se sourie tendrement, quand tout a cup la 3eme femme entre et les voient, et les regarde d'un air colérique. Ensuite on retrouve la femme qui buvais de la vodka dans un labo photo... Puis ensuite nous avons un plan sur la télé avec beth gibbons, toujours aussi classe. Ensuite on retrouve l'homme du départ avec un autre homme moustachus, le premier reçois des photos (celles développé par la photographe), et le 2eme se demande ce qui arrive et en regardant les photos le premier part précipitement. Ensuite on vois beth gibbson sur la scene et non plus a travers la télé. Ensuite on vois l'homme chez la photographe en train de volé toute ses photos. La femme rentre chez elle et tombe sur le voleur. Ensuite le voleur sa secrétaire, le moustachus et l'autre femme arrive sur la scene ou se produit beth gibbons et danses. Le clip se termine la desus l'action est assez complexe a décrire a cause des personnages assez nombreux... Au final on peut imagner que cette histoire est une affaire d'adultare et de tromperie ou l'homme moustachus serait la principale victime... Et la photographe (ou détestive) aurait tenté de prouver la culpabilité des 2 amants...
L'ambiance année 40-50 est remarquablement refaite, et parfaitement en accord avec la chanson. Beth gibbons illumine la boite a gloire de tout sa classe. Le clip est remarquablement fait, à voir absolument...




Lyrics


I'm so tired, of playing
Playing with this bow and arrow
Gonna give my heart away
Leave it to the other girls to play
For I've been a temptress too long

Just...

Give me a reason to love you
Give me a reason to be, a woman
I just wanna be a woman

From this time, unchained
We're all looking at a different picture
Thru this new frame of mind
A thousand flowers could bloom
Move over, and give us some room

Give me a reason to love you
Give me a reason to be, a woman
I just wanna be a woman

So don't you stop, being a man
Just take a little look from our side when you can
Sow a little tenderness
No matter if you cry

Give me a reason to love you
Give me a reason to be, a woman
Its all I wanna be is all woman

For this is the beginning of forever and ever
Its time to move over...



Traduction


La boite à gloire



Je suis tellement fatiguée de jouer
Jouer avec cet arc et cette flèche
Je vais me débarrasser de mon coeur
Laisser les autres filles jouer avec
J'ai été trop longtemps une tentatrice

Juste...

Donne moi une raison de t'aimer
Donne moi une raison d'être, une femme
Je veux juste être une femme

Depuis ce moment, où j'ai brisé mes chaînes
Nous regardons tous une image différente
A travers cette nouvelle manière de penser
Des milliers de fleurs pourraient s'épanouir
Change et donne nous de l'espace

Donne moi juste une raison de t'aimer
Donne moi une raison d'être, une femme
Je veux juste être une femme

Alors ne t'arrêtes pas d'être un homme
Essaye juste de regarder un peu de notre coté quand tu le peux
Distribue un peu de tendresse
Aucune importance si tu pleures

Donne moi juste une raison de t'aimer
Donne moi une raison d'être, une femme
Je veux juste être une femme

Pour cela c'est le début pour toujours et à jamais
Il est temps de changer maintenant...




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# Posté le samedi 27 mai 2006 05:30

Modifié le lundi 05 juin 2006 04:59

Massive Attack : Mezzanine

Massive Attack : Mezzanine
L'album considéré par les amateurs comme la plus grande réussite du groupe : le chef d'oeuvre. Tricky a quitté Massive. On laisse les rythmes hip hop et soul pour des sons plus rock et on salue l'arrivée des guitares (merci 3D). Mezzanine est un album très sombre très profond. Les voix d'Elisabeth Frazer, Horace Andy et Sarah Jay sont parfaitement en phase avec l'ambiance de l'album. Pour la petite histoire : pas mal de tensions au moment de l'enregistrement entre les différents membres du groupe dues certainement aux diverses sensibilités musicales et artistiques.













Il y a fort longtemps qu'on n'avait pas eu le sentiment, à l'écoute d'un disque, d'une telle certitude, d'une évidence aussi énorme et aussi gênante. Ce Mezzanine est une claque monstrueuse, un objet sonore qui scotche aux murs. Rapidement, dès le premier titre, Angel. Cet ange n'a rien de gardien, il a les ailes sales et la guitare mauvaise, il rôde, ruse, à l'affût de nos premières faiblesses, c'en est déjà trop : fait comme un rat, il n'y a plus qu'une solution ; s'envoler très haut, partir en fumée, être réduit à de la poussière d'humain par cette charge brûlante. On est presque heureux, tout de suite derrière, de retrouver le déjà connu Risingson, guère plus rassurant, mais au moins, on sait à quoi s'attendre.
Il faut également se méfier des fausses accalmies, comme avec Teardrop, apparemment tranquillement susurré par Liz Frazer, mais ses doux gazouillis ne parviennent pas à éradiquer les poussées d'angoisse provoquées par un downbeat magistral, trademark de la maison, des accords de piano à envoyer le sieur Sakamoto direct en enfer, au dernier sous-sol.

Gaffe, retour à la guerre ouverte sur Inertia creeps ; sonorités arabisantes viciées par des manipulations perverses, et toujours ces rythmiques hautement addictives, de prime abord léthargiques, mais provenant pourtant des hauts fourneaux, foutant illico la fièvre et dispersant dans les airs les bacilles contagieux.
D'autre part, il se dégage, comme à l'habitude, énormément de nostalgie sourde des morceaux, la nostalgie d'un temps révolu que les trois de Massive nous remettent dans les oreilles, notamment par l'usage de samples directement importés de la new wave et du post-punk : PIL, Cure, Joy Division, les blacks Clasho-dub injustement oubliés de Basement 5 (Island a tout de même réédité, il y quelques années, un CD). Du coup, Mezzanine, déjà largement habité de l'humeur sombre du trio, poisse de toutes parts, dynamite son couvercle de mélancolie ; échappées de guitares franchement hard (Dissolved girl), Beat marteau sub-aquatique (Man next door)...
Black milk ou Group four n'échappent pas, non plus, au désenchantement et à la colère froide, à cette douleur constante dont le collectif bristolien a fait un paramètre vital de sa musique.

Rarement sur un disque aura-t-on perçu des règles aussi établies, aussi strictement suivies, et ce, dans un seul but : pouvoir, au moment voulu, les transgresser, les pervertir, les plonger dans un bain d'acide. C'est qui fait de Mezzanine, un disque fondamental : d'une part, il contient tout ce qui fait l'essence du son Massive Attack, de l'autre il innove violemment, et ouvre de nouvelles voies dont il y a fort à parier qu'elles seront érigées, dans quelques années, au rang de normes.





Tracklist

1. Angel
2. Risingson
3. Teardrop
4. Inertia Creeps
5. Exchange
6. Dissolved girl
7. Man next door
8. Black milk
9. Mezzanine
10. Group four
11. (Exchange)




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# Posté le dimanche 28 mai 2006 04:41

Modifié le lundi 05 juin 2006 15:16

Massive Attack

Massive Attack
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# Posté le dimanche 28 mai 2006 04:45

Tricky

Tricky
Aussi novateur qu'inclassable, Adrian Thaws, alias Tricky, a marqué la musique des années 90 aussi discrètement que profondément. Ancien membre du collectif rap The Wild Bunch, il suit logiquement ses camarades quand ces derniers fondent le groupe Massive Attack, laboratoire d'une fusion torride entre soul, hip-hop et musiques psychédéliques qui allait donner naissance au trip-hop. Les premiers disques sur lesquels on peut l'entendre sont donc les historiques « Blue Lines » (1991) et « Protection » (1994), où son flow anime des titres comme « Five Man Army », « Karmacoma » ou « Eurochild ».

Cependant, dès la sortie de « Protection », ce cerveau bouillonnant conçoit d'autres projets. Sa rencontre avec la chanteuse Martina Topley Bird lui permet de trouver la formule magique de son premier LP, « Maxinquaye ». Fragile, aussi enfantine que subversive, sa voix apporte un contrepoint aux monologues tourmentés et introspectifs du rappeur. A l'image de ce mystérieux duo, l'album déploie des moments d'expérimentation rugueuse (« Ponderosa »), de violence surprenante (notamment la reprise grunge de Public Ennemy : « Black Steel » ) et de sensualité rêveuse, tels « Overcome », version réinventée de « Karmacoma ». Sorti quelques mois après le premier Portishead, « Dummy », « Maxinquaye » contribue à faire de Bristol une capitale éphémère de la pop.

Bluffant la critique, ce coup de maître assure immédiatement à Tricky un nom dans le monde de la musique et le showbiz. On le croise donc à l'écran dans « Le Cinquième Elément » de Luc Besson, et on le retrouve aux côtés de personnalités musicales comme Björk ou Neneh Cherry, qui participent toutes deux à l'un de ses nombreux projets secrets, « Nearly God » (1996), album où le nom de Tricky ne figure pas sur la pochette. Le chanteur, décidé à ne pas tomber dans les pièges du star system, s'installe doucement mais sûrement dans une posture radicale qui lui colle encore à la peau aujourd'hui. Malgré la fidélité de Martina, « Pre-Millenium Tension » (1996) gomme à peu près tout ce que « Maxinquaye » pouvait avoir de sexy. Arythmiques, dissonnantes, les boucles piègent en permanence l'auditeur, décidées à lui annoncer le pire. Et malgré des qualités musicales que tout le monde s'accorde à reconnaître, le disque ne va pas sans susciter un certain effroi.

Influencé par la drum'n bass de Goldie, le chanteur enfonce le clou avec son album suivant, « Angels With Dirty Faces » (1998). Les beats et le phrasé, plus heurté que jamais, semblent tout entiers dirigés contre l'industrie du disque. Tandis que le trip-hop meurt doucement, faute de combattants, Tricky accuse tout en semblant démissionner, sur des morceaux comme « Record Companies ». Et « Juxtapose » (1999), recueil hip-hop à peine subverti par quelques guitares, fait craindre une retraite trop vite anticipée.

« Blowback » sera donc l'une des bonnes surprises musicales de 2001. Redynamisé par un changement de label (il quitte Island pour l'indépendant Hollywood Records), Tricky semble de nouveau s'amuser. Il reprend Nirvana (« Something In The Way »), sample Eurythmics (« You don't Wanna ») et invite une dream team improbable, des Red Hot Chili Peppers à Cyndi Lauper. Si ce fourre-tout ne ressemble plus à une révolution, il rend à l'artiste sa liberté, lui permettant de s'essayer à l'electro dérangée comme au metal. Bien que sorti discrètement, (sur un label encore différent : Sanctuary), « Vulnerable » (2003) poursuit dans cette voie. Au mépris de toute frontière musicale, on y trouve la même fusion, extrêmement personnelle, entre une culture hip-hop et une culture pop aussi exigeantes l'une que l'autre. Ce qui permet au chanteur de rendre un hommage aux têtes chercheuses d'XTC, en reprenant leur hymne: « Dear God ».

Nul ne sait ce que fera Tricky à l'avenir, l'homme ayant tout fait pour être imprévisible. Cela dépendra sans doute de ses relations tumultueuses avec les maisons de disque... Sa dernière apparition date de 2006, puisqu'il a participé à la compilation « Mr Gainsbourg Revisited », avec Placebo, Franz Ferdinand ou Marianne Faithfull. Une nouvelle façon de s'imposer dans la cour des grands !









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# Posté le lundi 29 mai 2006 16:08

Modifié le vendredi 02 juin 2006 14:14