Archive

Archive
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Au début des années 90, Darius Keeler bidouille des sons, Danny Griffiths les arrange, et c'est en 1994 qu'Archive va naître. Un rappeur londonien, John Rosco, qui travaillait déjà avec Darius Keller va se joindre à ce duo et à leur composition après le retour d'Australie de Danny Griffiths. Très vite, ils vont intégrer la sublime Roya Arab, à la voix envoûtante, mélancolique et suave qui, par ses textes et son chant, contrebalance à merveille le rap de Rosco. De cette collaboration, le premier album Londinium d'Archive va voir le jour, album tout simplement magnifique, magique, aérien, difficile de croire qu'ils en sont à leur premier essai tellement on frôle la perfection du trip hop et l'on entre en transe à son écoute (non je vous assure mon cote fan ne parle pas ! et je pèse mes mots !). Un mélange subtile de sons electro (propre à Archive), de hip hop, d'instrus en particulier des cordes, de la basse et de la guitare, de sons tantôt aériens parfois plus psychés, plus jazzys voir même floydiens (avec les guitares comme sur Headspace) ...Mais j'y reviendrais lors de la présentation de l'album

A la suite de l'enregistrement de ce premier opus, Rosco et Arab quitte Archive. Malgré de bonnes critiques dans le monde musical, les ventes de Londinium ne décollent pas ...

Après le split du groupe, l'échec commercial de Londinium, on aurait pu penser que Keeler et Griffiths allaient mettre un terme à l'expérience Archive, mais il n'en est rien.

La chanteuse Suzanne Wooder et le batteur Matt Martin viennent se greffer à la formation et font prendre un virage plus trip pop que trip hop à Archive, avec la sortie en 1999 de Take my Head. Mais encore une fois, le résultat ne satisfait pas les deux compères, principalement au niveau des arrangements imposés par leur maison de disques qui ôtèrent une partie des émotions que prodiguait cet album. ( Et on ne peut que le ressentir quand on écoute Take my head ...)

Une nouvelle fois, le duo se remet en quête et c'est sous les traits de Craig Walker, chanteur irlandais de pop ( Power of Dreams) qu'Archive trouvera sa voix ... De ce nouveau combo, Archive devient alors plus Trip Rock, avec des consonnances encore plus floydiennes, plus sombres, plus instrumentales comme avec le magnifique You all look the same to me, sorti en 2002, la bande originale du film Michel Vaillant, Noise, puis un unplugged plus intimiste.
Signalons tout d'abord que Craig Walker a quitté le groupe, remplacé par Pollard Berrier à la voix moins rocailleuse plus cristalline. Si la voix de Craig Walker était merveilleuse, elle était insupportable sur Noise, tendant régulièrement à la fausseté.

2006 marque donc un nouveau tournant à Archive, avec leur nouvel album Lights. Après presque deux ans de mutisme, Archive, secoué par le départ de son charismatique chanteur Craig Walker semblait au bord du gouffre. C'est presque à tâtons qu'Archive revient sur le devant de la scène. Lights à été présenté en toute modestie, lors d'un concert impromptu dans un lieu plutôt inattendu : la Foire du Trône. Une prestation de haut vol si l'on en croit quelques uns des 500 aficionados bien renseignés, présents ce soir là et conquis par les premières mesures du petit dernier.
Archive est à l'aise - et brille - sur tous les terrains. Toujours progressifs et chargés d'émotions, les titres s'enchaînent intelligement. Aux morceaux courts bâtis sur une structure pop-rock ("Sane", "System", "Programmed"), succèdent de longues plages oniriques ("Taste of blood", "Lights", "Headlights"), entrecoupées de quelques balades amoureuses ("I will fade", "Fold"). Lights est un album jamais lassant, s'écoutant d'une seule traite. Un retour à la lumière qui porte bien son nom.








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# Posté le mardi 30 mai 2006 15:11

Modifié le samedi 03 juin 2006 01:50

Massive attack : Karmacoma

Massive attack : Karmacoma
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Le titre

C'est un titre plein d'originalité une fois de plus, qui nous montre a quel point massive attack mélange bien les genres musicaux. Le fon de reggea ( l'arome jamaïcain) est génial il créé une sorte de balancement tout au long du morceau et la rythmique contribue a cette ambiance paisible. Par ailleur les voix (3D et Tricky) sont assez monotones ce qui est assez inspiré du hip hop ou du rap, un instrument assez étrange qui fait penser a un flutte de pan vien se joindre au morceau et créé une ambiance assez mystérieuse autour de celui ci. Cette ambiance et surtout les paroles nous ramène au spirituel qui justifie le titre karmacoma ; le karma (une notion boudiste) et la doctrine selon laquel toute existence humaine est régie par les actions accomplies au cours de vies antérieures, et bien sur le coma est un état d'inconscience profonde, ou seul le corps vie et l'esprit est entre la vie et la mort...



Le clip (réalisé par Jonathan Glazer)

Réalisateur de clips pour Blur ou encore Radiohead (puis par la suite de longs-métrages), le britannique Jonathan Glazer livre ici le clip du fameux Karmacoma. Ce clip débute donc par le plan d'un homme armé déambulant dans les couloir d'un hôtel, le tout sous les marmonnements d' Olegar Fedoro, un poète maudit. Ensuite, nous avons une succession de séquences n'ayant pas trop d'importance narrative mais qui sont de très belles images qui pourraient être l'œuvre d'un peintre contemporain. On comprend que Tricky, 3D, Mushroom et Daddy G sont des voleurs en fuite et qu'ils ont ramassé un joli magot. Les personnages semblent sortis d'un film de David Lynch, à faire des choses insensées, les pièces baignent dans une photo lumineuse. Glazer fait aussi référence à Shining. Un bon exercice de style pour une excellente chanson.



Lyrics


[Tricky]

You sure you want to be with me
I've nothing to give
Won't lie and say this lovin's best
Well leave us in emotional pace
Take a walk, taste the rest
No, take a rest

[3D]

I see you digging a hole in your neighborhood
You're crazy but you're lazy
I need to live and I need to
Your troubles must be seen to see through
Money like it's paper with faces i remember
I drink on a daily basis
Though it subtle cools my temper
It never cools my temper

[Tricky]

Walking through the suburbs though not exactly lovers
You're a couple, 'specially when your body's doubled
Duplicate, then you wait for the next kuwait

[Tricky & 3D]

Karmacoma, jamaica' aroma
Karmacoma, jamaica' aroma
Karmacoma, jamaica' aroma
Karmacoma, jamaica' aroma

[3D]

You sure you want to be with me i've nothing to give
Take a walk take a rest taste the rest
Take a walk take a rest taste the rest
Take a walk take a rest a taste of rest

[Tricky]

Don't want to be on top of your list
Monopoly and properly kissed
We overcome in sixty seconds
With the strength we have to together
But for now, emotional ties they stay severed
When there's trust there'll be treats
And when we funk we'll hear beats

[Tricky & 3D]

Karmacoma, jamaica' aroma
Karmacoma, jamaica' aroma
Karmacoma, jamaica' aroma
Karmacoma, jamaica' aroma

[3D]

Deflowering my baby, aiyee my baby me
I must be crazy, see i'm swazy
Digging a hole in your neighborhood
You're crazy but you're lazy, must be lazy

[Tricky]

Don't wanna on top of your list
Monopoly and properly kissed

[3D]

Deflowering my baby, aiyee my baby me
My baby
Deflowering my baby, aiyee my baby me
I must be crazy, you must be lazy

[Tricky & 3D]

Karmacoma, what ?, jamaica aroma
Karmacoma, what ?, jamaica aroma
Karmacoma, what ?, jamaica aroma
Karmacoma, what ?, jamaica aroma


[Tricky]

Tu es sûre de vouloir être avec moi
Je n'ai rien à donner
Je ne mentirai pas et te dirai pas que cet amour est le meilleur
Et nous ménera à une paix émotionnelle
Prends du recul, goûte au reste
Non, prends le reste



Traduction


Karmacoma



[3D]

Je t'ai vu creuser un trou dans ton voisinage
Tu es folle mais tu es paresseuse
J'ai besoin de vivre et j'ai besoin de..
Tes problèmes doivent être vus pour être vus
L'argent ressemble à du papier avec des visages dessus, je me souviens
Je bois quotidiennement
bien que ça calme subtilement mon tempéramment
Ça n'apprivoise jamais mon tempérament

[Tricky]

Marchant dans les banlieues, bien que pas vraiment amoureux
Tu es un couple, surtout quand ton corps se dédouble
Se duplique, puis tu attends le prochain Koweit

[Tricky & 3D]

Karmacoma, arôme jamaïcain
Karmacoma, arôme jamaïcain
Karmacoma, arôme jamaïcain
Karmacoma, arôme jamaïcain

[3D]

Tu es sûre de vouloir être avec moi, je n'ai rien à donner
Prends du recul, goûte au reste, prends le reste
Prends du recul, goûte au reste, prends le reste
Prends du recul, goûte au reste, prends le reste

[Tricky]

Je ne veux pas être en tête de ta liste
avec le monopole, et bien baisé
On succombe en soixante secondes
Avec la force que nous avons ensemble
Mais pour l'instant les attachements émotionnels meurtrissent
Quand il y a de la confiance il y aura des menaces
Et quand on danse on entend le rytme

[Tricky & 3D]

Karmacoma, arôme jamaïcain
Karmacoma, arôme jamaïcain
Karmacoma, arôme jamaïcain
Karmacoma, arôme jamaïcain

[3D]

Déflorer ma chérie, es-tu ma chérie, hey ?
Je dois être fou, tu vois je tremble
Creusant un trou dans ton voisinage
Tu es folle mais tu es paresseuse, tu dois être paresseuse

[Tricky]

Je ne veux pas être en tête de ta liste
Avec le monopole, et convenablement embrassé

[3D]

Déflorer ma chérie, es-tu ma chérie, hey ?
Mon bébé
Déflorer ma chérie, es-tu ma chérie, hey ?
Je dois être fou, tu dois être paresseuse

[Tricky & 3D]

Karmacoma, quoi ? arôme jamaïcain
Karmacoma, quoi ? arôme jamaïcain
Karmacoma, quoi ? arôme jamaïcain
Karmacoma, quoi ? arôme jamaïcain




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# Posté le vendredi 02 juin 2006 12:34

Modifié le vendredi 02 juin 2006 13:23

Mezzanine

Mezzanine
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# Posté le vendredi 02 juin 2006 14:10

Modifié le vendredi 02 juin 2006 14:20

Portishead

Portishead
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# Posté le vendredi 02 juin 2006 14:20

Tricky : Angel with dirty faces

Tricky : Angel with dirty faces
Après le virage expérimental abordé sur l'excellent Pre-Millenium Tension, l'enfant terrible de Bristol revient en 1998 avec un album suscitant de nombreux espoirs et autant d'incertitudes. En effet, alors que la plupart de ses fans de la première heure attendent un retour vers le son plus mélodieux de Maxinquaye, la pochette de ce troisième opus de Tricky, explicitement appelé Angels With Dirty Faces, laisse présager une nouvelle plongée en apnée pour le Kid. Une fois le disque inséré dans la platine, le mystère s'éclaircit quelque peu en termes d'habile conciliation, tant Tricky privilégie toujours ses fumeux délires introspectifs, mais parvient toutefois à proposer à son auditeur quelques titres nettement plus accessibles que par le passé.









Lancé en éclaireur, le single Broken Homes, co-écrit avec PJ Harvey, confirme cette impression. Beat épuré sur lequel les chuchotements de Tricky flirtent délicatement avec la voix envoûtante de la diva anglaise, ce titre dégage un effet immédiat, malgré la noirceur de son refrain (« Those men will break your bones, don't know how to build stable homes »). Il en va de même pour le spoken word de Analyze Me, rehaussé par la voix de Martina Topley-Bird et agrémenté de discrètes notes de clavier. Dans ces instants d'apparente légèreté, le trip-hop privilégié par le Kid à ses débuts semble refaire quelque peu surface, donnant ainsi au disque une touche de chaleur fort agréable. Mais de bien courte durée.

En effet, les autres titres de Angels With Dirty Faces se singularisent par une complexité accrue. Construits autour de boucles entêtantes et rapides, ils prennent l'auditeur à la gorge sans la moindre concession. Ainsi, peu après le démarrage en trombe imposé par la batterie et les riffs de guitare du politique Money Greedy et du non moins engagé Singing The Blues, les superbes Talk To Me (Angels With Dirty Faces) et Records Companies amènent ce troisième album de Tricky à un niveau d'étrangeté rarement atteint. Le premier morceau, construit autour d'une ligne de basse irrégulière sur laquelle se chevauchent des samples obscurs et en constante déstructuration, révèle les démons du chanteur, alors que le second, jouant sur une programmation de batterie/guitare électrique décalée, se pose comme un véritable brûlot envers l'industrie du disque (« Why the fuck do they keep making their guns, chew compassion save some sons »). Enfin, l'haletant The Moment I Feared achève de porter le tempo de l'ensemble au-delà des limitations, dans cet état de non-retour propre à un Tricky flirtant sans cesse avec la glissière de sécurité, et ce pour le plus grand plaisir de quiconque daigne le suivre dans ses délicieux écarts.

En définitive, malgré les quelques moments de répit que Tricky laisse à son auditeur, Angels With Dirty Faces reste un disque hautement torturé et nettement moins facile d'accès que Maxinquaye. Il n'empêche que cette troisième livraison du Kid demeure une pièce maîtresse dans sa carrière, au point que certains fans avertis n'hésitent pas à la classer au sommet de la discographie de Tricky. Un avis que je partage pleinement, par ailleurs.





Tracklist

1. Money Greedy
2. Mellow
3. Singing The Blues
4. Broken Homes
5. 6 Minutes
6. Analyze Me
7. The Moment I Feared
8. Talk To Me (Angels With Dirty Faces)
9. Carriage For Two
10. Demise
11. Tear Out My Eyes
12. Record Companies
13. Peyote Sings
14. Taxi




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# Posté le vendredi 02 juin 2006 15:58

Modifié le lundi 05 juin 2006 16:17