Björk

Björk
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e 21 novembre 1965, Björk Guðmundsdóttir, signifiant "la fille de Gudmund", voit le jour à Reykjavik (en Islande pour ceux qui ne suivent pas). Toute petite elle étudie la musique, le piano et la flûte ; vivant au milieu d'une communauté hippie elle grandit au rythme d'artiste comme Jimmy Hendrix ou Eric Clapton. En 1977 la mère de Björk, Hildur Hauksdóttir, est contactée afin lui fait enregistrer un disque intitulé Björk et composé de reprises. Ce disque est vendu à 7000 exemplaires et est à ce jour très rare.

A l'adolescence, fin des années 70, Björk est engloutie comme l'Islande par la vague punk : elle appartient à des petits groupes tels que Spit and Snot ou Exodus mais tout ceci n'est qu'éphémère. C'est au début des 80's que Björk forme son premier "vrai" groupe du nom de Tappi Tikarass, avec celui-ci elle fera 2 albums : Bitid Fast I Vitid, puis Miranda ; elle aura même l'occasion de passer à la télé islandaise dans une émission musicale. En 1983 le groupe se sépare mais de nouvelles unités remplacent les partants, le groupe Kukl se forme. Ils enregistrent 2 albums édités en Islande et en G-B, The Eye et Holidays In Europe, ils partent aussi pour une "tournée" européenne, un enregistrement d'un concert est d'ailleurs à Paris connu sous le nom de Kukl In Paris.

Entre 1985 et 1986 Björk apprend qu'elle est enceinte d'un des membres de Kukl, Thor Eldon avec qui elle se mariera un peu plus tard avant de divorcer, elle accouchera le 8 juin 1986 d'un garçon nommé Sindri. Le groupe Kukl connaît quelques changements et prend une allure plus pop et s'appellera désormais Sykurmolarnir, le groupe sort un premier single intitulé Ein Mol'a Mann. Le groupe est repéré par le label One Little Indian, il est renommé en The Sugarcubes (traduction de l'islandais) et le single lui en Birthday afin d'être diffusé en G-B. Suivent deux autres singles puis l'album Life's Too Good en 1988 qui est couronné de succès. En 1989 ils remettent ça avec Here Today, Tomorrow Next Week qui lui est beaucoup moins bien accueilli. Entre 90 et 91 c'est la pause, Björk en profite pour enregistrer le très bon Gling-Gló avec le trio jazz Guðmundar Ingólfssonar. Après cet intermède les Sugarcubes sortent leur troisième album Stick Around For Joy et lors de la tournée qui suivit, ils firent leurs adieux à la fin du dernier concert à New York.

1993, après la dissolution Björk part pour Londres pour y préparer son premier album solo. Elle s'entoure pour cela de Nellee Hooper et sort donc Debut qui est tout de suite accueilli avec d'excellentes critiques et qui se vend à près de trois millions d'exemplaires, c'est la révélation ! En 94, profitant de l'élan de Debut elle lance le disque de remixes The best mixes from the album Debut for all the people who don't buy white label. Tout de suite après en 95 elle lance son deuxième opus Post qui dépassera Debut au niveau des ventes, Björk y est accompagnée de Graham Massay de 808 State et du producteur Howie B. Un peu comme Debut il sera suivi d'un album de remixes reprennant presque toutes les chansons de Post : Telegram.

1996 c'est l'année noire pour Björk : elle pète tout d'abord les plombs sur une journaliste à Bangkok qui la collait de trop près depuis une semaine ; sachons quand même que Björk s'est excusée en lui envoyant des fleurs quelques jours plus tard. Mais les malheurs ne sont pas finis : en septembre un fan au cerveau un peu ramolli lui envoit un colis piégé rempli d'acide sulfurique avant de se suicider avec I miss you en toile de fond et en filmant le tout, charmant le bonhomme. Euh à ne pas imiter siouplait... Après ça Björk manque d'arrêter sa carrière et décide de se réfugier en Espagne, c'est ici même qu'elle composera son troisième opus ; Homogenic. Pour ce faire elle fait appel au génial Mark Bell de LFO et à l'Icelandic String Octet ; le disque sort en 1997 avec le succès qu'on connait. Elle utilise l'année 98 pour faire une tournée mondiale pour ensuite se reposer en Islande en 99.

Durant cette même année 99 elle tourne avec le danois Lars Van Trier le film Dancer In The Dark dont elle signe la BO sous le nom de Selmasongs. Björk y interprète Selma une jeune mère aveugle qui fera tout pour sauver son fils de la cécité ; elle sera très marquée par ce rôle et affirmera ne plus recommencer d'expérience cinématographique. Le film remporte la Palme d'Or à Cannes 2000 et Björk le prix d'interprétation féminine.

Après cette apparté au cinéma Björk repart en studio pour préparer son quatrième album (si on ne compte pas Selmasongs) : Vespertine. Ici elle s'entoure de nombreux collaborateurs ayant chacun pour mission de réaliser une partie de chanson avec des sons sans en connaitre le vrai but final ; parmi eux on retient le duo Matmos qui accompagnera la miss durant le Vespertine Tour. Le disque sort en septembre 2001 et est suivi de la tournée, Björk ne se montrera que dans de très petite salle, voire dans des églises étant donné l'allure très confidentielle et calme de l'album. Les places coûtent une fortune et seuls quelques privilégiés auront eu le droit d'assister à la messe de madame (et oui Björk faut le dire : t'as pas super assuré sur ce coup) ; bref le spectacle fut grandiose... pour ceux qui étaient là.

Maintenant Björk nous a concocté un deuxième petit avec l'aide de Matthew Barney et reste un peu inactive. Sa maison de disques prend le relais pour nous sortir le Greatest Hits (pas besoin de détail) et le Family Tree (coffret de 6 cd contenant diverses chansons "inédites") en 2004 Björk fait sont grand retour avec l'album Medulla, Après un "Vespertine" un peu trop lisse et calme, ce nouveau disque de Björk paraît plutôt ambitieux, extravagant et osé ! A la limite de l'anticommercial même : "Medulla" étant un recueil de chansons entièrement créées ou presque à partir de voix. Les sessions ont été enregistrées aux quatre coins du monde (Reykjavik, New York, Londres, Salvador de Bahia, Venise...) avec sa faune (habituelle) d'artistes invités qu'on ne citera pas...
Et là où Björk prouve encore sa très forte personnalité musicale et son aura incontournable, c'est dans ce mélange subtil et très travaillé entre expérimentations et pop, et ce côté "arty', qui a fait d'elle l'une des rares chanteuses "indépendantes" à décrocher la timbale comme ça avec le grand public.
Il faut admettre que Björk fait preuve d'une grande créativité. Et ça qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas. Le meilleur moyen de se faire sa propre opinion reste encore l'écoute attentive du disque et le jugement par soi-même, tant il est difficile de décrire cette musique et le lyrisme dont elle s'approche. Un album de haute voltige, indéniablement " björkesque " !









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# Posté le lundi 05 juin 2006 07:03

Modifié le lundi 05 juin 2006 07:42

Idem : Aérobiose

Idem : Aérobiose
Dés le premier titre "Dum agree", les rythmes sont entraînants, marqués, tel une marche lourde et nous plongent dans l'atmosphère électro et dark du Dub electro rock d'idem. Les guitares électriques lourdes côtoient les machines électro. il y a aussi quelques apparitions de voies robotiques "parlées", qui parlent avec ces riffs de guitare saturées poussées à l'extrême avec d'autres sons noisy.












Le bpm augmente au fil des titres d'"Aérobiose", et l'ambiance est de plus en plus envoûtante. Les rythmes sont toujours très marquées ("Interpretative Progress", "Madam [a.m]"). Les cris lointains et autres effets nous livrent une atmosphère sombre voir angoissante. Terrifiant ?
Les lignes de basses sur "Madam [a.m]" et "Ofco" nous transportes à l'aide de paroles, et ce sont ces mêmes paroles qui cherchent à voler la vedette aux guitares déchirées. Emotions !
Les compos sont soignés et travaillées, fortes. D'ailleurs, plus je l'écoute, plus je monte le son, machinalement, comme pour augmenter les vibrations de ces bases qui ne font qu'augmenter mes sensations. Vibrations !
Nous avons parfois l'impression d'avoir à faire à un documentaire russe sur "Ofco" avec cette voie féminine qui tente certainement de nous expliquer quelque chose... mais quoi ? A certains moments, les instruments se taisent même, comme pour écouter sagement, mais par la suite, on dirait qu'ils se rebellent et montrent un désaccord certains. Rébellion ?
Le discours semble continuer sur "Down The Line", mais en anglais cette fois ci, nettement plus classique. Le dernier titre, "And A Creative Processus" se présente plus calme, toujours très entraînant, marquant définitivement cet album dans ma mémoire. Accalmie ?
L'album a cette homogénéité là, qui fait que l'on passe d'un titre dub à un titre plus dark, voir noisy, tout en restant respectueux envers son genre - certains le comparent d'ailleurs à Ez3kiel. Il est quoi qu'il en soit unique et si j'avais à le résumer en un mot, je dirais sûrement : Puissant !





Tracklist

1. Dum agree
2. Aimless one
3. Utter love [sti]
4. Interpretative progress
5. Scan is completed
6. Sp.Link
7. Madam [am]
8. Ofco
9. Down the line
10. And a creative processus




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# Posté le lundi 05 juin 2006 07:50

Modifié le lundi 05 juin 2006 16:16

Massive Attack

Massive Attack
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# Posté le lundi 05 juin 2006 08:00

Craig Armstrong : Piano Works

Craig Armstrong : Piano Works
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Tous les fans de Craig Armstrong (et il y en a !) apprécient cette douce alchimie si particulière qu'est l'incursion du classique dans la pop et l'électronique... "Classique', au sens mélodieux du terme, au sens instrumental et dépourvu de tout artifice. Une sorte de classe qui donne à la mélodie toute sa force. Cet écossais, reconnu par de nombreux prix au début des années 80 (jazz et classique, dont le prestigieux GLAA Award) est avant tout un pianiste. Fort du succès de toutes ses collaborations (avec U2, Madonna ou Baz Luhrmann - Roméo+Juliet et Moulin Rouge) et de ses 2 premiers albums solo ("The Space Between Us' et "As If To Nothing') Craig concrétise son rêve de pianiste, en faisant ce "Piano Works', dans une simplicité acoustique optimale.

Il faudra attendre le 8ème titre ("Fugue') pour entendre quelques accents électro liés aux pédales de résonance sur "Piano Works'... Mais là n'est pas la question, puisque cet album s'adresse aux initiés de l'artiste ou aux adeptes des cordes frappées. En 19 titres, Craig revisite toutes ses compositions, vous offrant ainsi l'occasion de le retrouver sur son terrain d'excellence, entre Erik Satie et ses musiques cinématographiques tels que "The Orphans' ou "The Bone Collector' ou 'Love Actually' (repris ici sur "Glasgow Love Theme'). Un travail remarquable et un rêve transformé pour cet ancien collaborateur de Massive Attack, même si nous ne saurions vous avertir une fois de plus que cet opus n'est en (presque) rien électro, malgré son authenticité et sa puissance.


Pour ceux qui adore ce genre de musique il y aussi la Bo de Good Bye Lenin de l'exelent Yann tiersen... A écouté...




Tracklist

1. In My Own Words
2. Heatmiser 2
3. Hidden
4. Gentle Piece
5. Weather Storm
6. Diffuse
7. Leaving Paris
8. Fugue
9. Theme From Orphans
10. First Waltz
11. Satine's Theme
12. Morning Breaks
13. Laura's Theme
14. Glasgow Love Theme
15. Delay
16. Hymn 3
17. Angelina
18. Childhood 2
19. Sunrise
20. Be Still My Soul




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# Posté le lundi 05 juin 2006 16:12

Modifié le dimanche 11 juin 2006 07:42

Trip-hop Music

Trip-hop Music
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# Posté le lundi 05 juin 2006 16:19